Portail d'emploi informatique : offres d emploi informatique, offres de stage informatique; Les informaticiens - Les competences Portail d'emploi informatique     Emploi informatique : offres d emploi informatique, mission informatique en France Offres d emploi informatique en France     Actualite informatique : Informatique Fr, Internet, Multimedia Actualite Informatique

Informatique: materiel, logiciels, composants informatique; Formation, services, reseaux informatique; Emploi informatique




Informatique, Ordinateur, Le Binaire, Internet

D’où vient le mot informatique ?

Ce mot a été forgé en 1962 par le français Philippe Dreyfus alors qu’il cherchait un nom pour une nouvelle société à la création de laquelle il participait. L’entreprise fut baptisée Société d’Informatique Appliquée et l’inventeur de ce terme heureux ne déposa pas sa trouvaille, ce qui permit d’en faire un mot du langage commun. Ce terme n’a pas d’équivalent dans la langue anglaise, qui contraint à utiliser des expressions du type computer industry ou computer business.

 

Et « ordinateur » ?

 

«Cher Monsieur,

 

Que diriez-vous d’ordinateur ? C’est un mot correctement formé, qui se trouve même dans le Littré comme adjectif désignant un dieu qui met de l’ordre dans le monde. Un mot de ce genre a l’avantage de donner aisément un verbe, « ordiner », et un nom d’action, « ordination ». L’inconvénient est que « ordination » désigne une cérémonie religieuse, mais les deux champs de signification (religion et comptabilité) sont si éloignés […] que l’inconvénient est peut-être mineur. D’ailleurs, votre machine serait ordinateur (et non ordination) et ce mot est tout à fait sorti de l’usage théologique.»

 

C’est ainsi que, le 16 avril 1955, Jacques Perret, latiniste et professeur à la Sorbonne, a répondu à IBM qui cherchait depuis un an un remplaçant à computer, alors utilisé en France comme partout dans le monde, et signifiant calculateur.

 

Pourquoi le binaire ?

 

En informatique, la notation binaire, qui n’utilise que deux chiffres, 0 et 1, simplifie tout. Sa première utilisation dans une machine date… de 1730 quand Jacques de Vaucanson construisit d’extraordinaires automates : un flûtiste qui jouait douze airs différents et un canard capable de manger et de rejeter les déchets ! Pour commander les mouvements, Vaucanson utilisait un arbre tournant muni de cames, qui poussaient ou non différents leviers. Plus tard, d’autres, dont Jacquard en 1801 avec son métier à tisser, remplaceront les cames par des cartes perforées. Trous ou pas trous : le système binaire avait déjà convaincu à l’aurore du dix-neuvième siècle. À l’intérieur d’un ordinateur, si vos yeux pouvaient voir l’électricité, vous surprendriez le binaire en action : les mémoires contiennent ou ne contiennent pas une petite charge électrique, du courant circule ou ne circule pas entre les pattes des circuits, etc. Grâce au binaire, l’ordinateur repose sur une architecture fondamentale simple.


Philippe Dreyfus

Philippe Dreyfus, directeur du Centre national de calcul électronique de la société Bull dans les années 1950, était un pionnier de l'informatique en France.

  • Élève de la 66e promotion de l'ESPCI.
  • Il fut notamment l'inventeur du terme «informatique» (1962).
  • Il est également l'inventeur de «Informativité» (1990).
  • C'est en 1962 qu'il trouva le nom d'une nouvelle société dont il était un initiateur : la SIA, Société d'informatique appliquée. Philippe Dreyfus ne déposa pas ce mot en tant que marque, ce qui lui valut son succès.

Jacques Perret (philologue)

Jacques Perret (1906-1992) – philologue latin, professeur à la Faculté des lettres de Paris dans les années 1948-1971. Il fut agrégé de grammaire, docteur ès lettres et théologien.

Jacques Perret inventa le terme "ordinateur", qui voulait dire, selon ses intentions, "Dieu mettant de l'ordre dans le monde".

Qu’est-ce qu’Internet ?

 

Le mot Internet est la contraction de Internetworking of networks, en français réseau de réseaux. Internet, que l’on appelle aussi le Net, et plus rarement la Toile (surtout au Québec) est un ensemble de réseaux d’ordinateurs connectés entre eux à l’échelle de la planète. À l’aide de logiciels spécialisés (navigateurs, messagerie, etc.), les utilisateurs – que l’on appelle des internautes – peuvent communiquer entre eux et échanger des informations.
Le réseau Internet utilise largement le réseau téléphonique mondial et des voies à haut débit, appelées backbones, ou épines dorsales.
Extrait : Micro hebdo. La micro et internet en 300 questions.
Paris, France: Dunod, 2002. 139.

Logiciels Informatique : les bases juridiques du logiciel libre, GNU, FSF, Open Source

Logiciel libre : les bases juridiques du logiciel libre

L’idée de base du logiciel libre dépasse largement les intérêts techniques et rejoint ce que défendait Grace Hopper : c’est un but en soi que de permettre à tous d’utiliser des outils qui peuvent faciliter la vie. Mais ce qui fonctionnait parfaitement du temps de Grace Hopper n’est plus aussi simple depuis que la technicisation de la société et l’emprise des grands groupes informatiques ont atteint un niveau impressionnant : pour permettre que le travail de chacun reste le bien commun de tous, et que cette autogestion à tendance anarchiste puisse fonctionner de manière durable, il fallut l’idée de génie de structurer ce concept sur des fondements juridiques (l’«utilisation du droit au service de la philosophie»).

 

Ainsi avec la création, en 1989, de la GNU General Public License (GPL) par Richard Stallman et la Free Software Foundation (FSF) pour soutenir le premier projet d’écriture d’un logiciel libre, le projet GNU, des bases de travail saines étaient posées. Cette licence, extrêmement pensée et, en fin de compte, complexe (mais pas compliquée), permet un résultat qui correspond parfaitement aux besoins recherchés : elle ne permet à personne de s’approprier à son seul profit le travail des autres, tout en permettant à tous d’utiliser et de modifier le travail des autres. Car l’altruisme des partisans du Libre ne vaut que si tout le monde peut s’approprier le travail de tous, mais également que si personne ne peut s’approprier, à son unique profit, le travail de tous.

 

Ce n’est que grâce à cette licence, qui accorde à tous le droit de récupérer, transformer et adapter les codes sources d’un Libre, si – et uniquement si – le résultat de ces transformations est également distribué sous cette même licence GPL, que le Libre peut croître et espérer faire vaciller les monopoles en ce domaine. Chacun conserve la liberté d’adapter et de transformer un Libre, chacun peut même intégrer des composants propriétaires et des transformations du code source sans le divulguer. À condition que ce soit à son usage propre et qu’il ne redistribue pas le résultat. Chacun conserve la liberté de diffuser, éventuellement de manière payante, le logiciel libre, avec ou sans changement, avec ou sans document, avec ou sans soutien technique, à condition que les règles de la licence GPL soient respectées.

 


Ce travail juridique indispensable pour échapper aux tentations a été effectué très précisément, en prenant en compte les composantes éthiques et politiques du mouvement du Libre. Il est remarquable qu’aient pu être ainsi traduits en termes juridiques les besoins, nécessaires et suffisants, pour atteindre des buts éthiques : préserver la plus grande liberté possible dans la création, la modification et l’utilisation de logiciels, tout en laissant la plus grande liberté de faire du commerce avec eux. Le beurre et l’argent du beurre, en quelque sorte...

 

Mais le double sens de free en anglais (à la fois libre et gratuit), conjugué à l’intransigeance de certains défenseurs du Libre, a vite effrayé les médias de l’establishment. Ajoutons à cela l’image anarchiste de son créateur, Richard Stallman, et il ne fallut pas longtemps pour que le Libre soit associé à l’«hostilité aux droits d’auteur» et même... au «communisme», injure suprême aux États-Unis. Au printemps 1998, pour rassurer les milieux d’affaires – sur le thème : on peut faire du Libre et gagner sa vie – tout en faisant sortir le Libre d’une certaine image de marginalité, des militants du logiciel libre réunis au sein de l’Open Source Initiative (autour d’Éric Raymond, Tim O’Reilly et Larry Augustin) ont alors promu une nouvelle appellation, celle d’open source (pour « code source ouvert », ce qui est une des libertés d’un logiciel libre, mais pas la seule). La formule sera ensuite largement popularisée, notamment par la presse, mais aussi mise à toutes les sauces, y compris par des éditeurs de logiciels propriétaires... Un peu comme, dans un tout autre domaine, le terme «développement durable», revendiqué par les pires pollueurs pour se refaire une virginité.

GNU General Public License (GPL)

 

Initié en 1984, ce projet visait à créer un système d’exploitation libre, à la différence d’Unix, système alors dominant.

 

La GPL a été conçue comme une licence, plutôt que comme un contrat. Dans les juridictions de droit commun (Common Law, notamment les pays anglo-saxons, membres ou issus du Commonwealth), la distinction entre une licence et un contrat est importante : les contrats relèvent du droit des contrats, tandis que les licences (et donc la GPL) relèvent du droit d’auteur (copyright). Cependant, cette distinction n’est pas utile dans les nombreuses juridictions où il n’y a pas de différences entre les contrats et les licences, comme dans les systèmes de droit civil (Code Civil ou Civil Law, notamment nombre de pays latins et de pays continentaux européens ainsi que leurs anciennes colonies). La situation dans les pays de droit islamique ou appliquant un double droit civil et coutumier peut être différente en fonction des personnes ou organisations concernées et de la loi qui s'applique à eux, la distinction est alors aussi importante pour savoir quel droit s'applique.

 

Free Software Foundation (FSF)

 

La fondation pour le logiciel libre (en anglais FSF, sigle de Free Software Foundation) est une organisation américaine à but non lucratif, fondée par Richard Stallman en 1985 pour aider au financement du projet GNU et de la communauté du Logiciel libre. Les fonds sont réunis en vendant notamment des tee-shirts, CD-ROMs et des distributions GNU.

La FSF Europe, la FSF India, et la FSF Latin America sont trois organisations sœurs distinctes de la FSF.

Pour le reste, il n’existe pas de différence cruciale entre Libre et open source : ce n’est que le contenu de la licence revendiquée par un logiciel qui détermine sa catégorie. Il n’y a pas que la licence GPL qui peut être qualifiée de « libre ». On peut concevoir de nombreuses licences de logiciel open source, recensées par l’Open Source Initiative (www.opensource.org/licenses/). Les critères auxquels ces licences doivent répondre, pour être qualifiées d’open source, sont les suivants.

  • Aucune restriction à la redistribution gratuite de tout ou partie du logiciel ne peut être imposée. En interdisant le paiement obligatoire (tout en autorisant un « développeur » à vendre sa version spécifique), on permet que le logiciel continue à s’améliorer, grâce aux apports de ceux qui l’adaptent à leurs besoins propres et décident d’en faire profiter les autres gratuitement. Ainsi, les gains immédiats qui peuvent être engrangés par des ventes de versions intermédiaires n’empêchent pas la progression du logiciel à long terme, au bénéfice d’un nombre croissant d’utilisateurs.

  • Le code source du programme doit être disponible, de manière lisible, sans nécessité d’une traduction intermédiaire, sans dépenser un sou. En d’autres termes, le code source doit être clair et non délibérément abscons, pour faciliter la tâche des programmeurs travaillant à l’amélioration du logiciel libre.

  • Le logiciel doit pouvoir accepter les modifications et travaux dérivés, ainsi que la redistribution sous la même licence. C’est la « clause virale » : la licence GPL se transmet automatiquement à chaque distribution de modification (gratuite ou payante). Pour éviter l’appropriation de code, et permettre que le bénéfice du logiciel et de ses améliorations profite à tous, celui qui travaille sur le code ne peut le redistribuer que sous la licence sous laquelle le code initial se trouvait ou une autre licence d’au moins autant de liberté. C’est aussi cette clause qui permet l’évolution rapide du logiciel, chaque personne y travaillant étant sûre que son travail profitera à tous, de la même manière qu’elle-même pourra profiter du travail de tous.

  • La licence peut exiger que le code source modifié ne soit distribué que s’il porte un nom ou numéro de version différent de l’original. L’auteur initial se protège ainsi d’une responsabilité qui pourrait lui être attribuée pour des transformations qu’il n’a pas effectuées ou choisies.

  • Aucune discrimination, visant des personnes ou des groupes de personnes, ne peut être autorisée. Parfois, en effet, des conditions sont imposées par l’État à l’exportation d’un logiciel : c’est notamment le cas aux États-Unis, où des matériels et des logiciels peuvent être répertoriés comme « sensibles » et placés sous embargo pour l’exportation, en particulier vers certains pays (considérés comme terroristes ou susceptibles de développer des armes de haute technologie) 8 .

  • Aucune restriction ne peut être imposée à l’utilisation d’un logiciel libre dans un domaine spécifique. Cette clause est destinée à éviter que certains ne déclarent qu’un logiciel libre ne peut être utilisé, par exemple, pour une activité commerciale.

  • Les droits attachés au programme doivent être appliqués à tous ceux à qui il est redistribué. De cette manière, il ne peut y avoir restriction avec l’évolution du logiciel ; des droits existant à un moment donné ne pourront être restreints après transformation du logiciel.

  • La licence ne doit pas être spécifique à un logiciel. Une licence doit être « généraliste », applicable à diverses situations : une licence spécifique à un logiciel risque de comporter des clauses qui peuvent bloquer son évolution ultérieure.

  • La licence liée à un logiciel libre ne peut restreindre les caractéristiques des autres logiciels distribués avec celui-ci. Les distributeurs doivent pouvoir choisir leur mode de distribution : la licence GPL ne concerne que les nouvelles versions de logiciels produits initialement sous GPL, pas les autres logiciels « non GPL » qui peuvent être distribués conjointement.

  • La licence doit être technologiquement neutre. Aucune restriction technologique (type d’interface requis, etc.) ne peut être obligatoire pour le logiciel. Sans cette notion, on peut avoir, par exemple, un logiciel interdisant des adaptations pour un certain type de système d’exploitation.

     

    Extrait : Noisette, Perline. La bataille du logiciel libre : Dix clés pour comprendre.
    Paris, France: Éditions La Découverte, 2006. 15

 

Web lesinformaticiens.org